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Réflexions d'une Femme Tatouée : Un Voyage vers Moi-Même

Pourquoi se faire tatouer? Pourquoi vouloir que cela ait du sens ? Pourquoi faire des choses qui restent « pour toute la vie » ?


Tant de questions que je me suis posées ces dernières années. Autant mon tout premier tatouage était mûrement réfléchi, certes, mais il émanait d’une envie profonde de faire quelque chose qui me ressemble, que je ne regretterai jamais. Quelque chose que je voulais graver en moi, sur moi, parce que je voulais savoir ce que cela faisait – les aiguilles, l’encre, le sang, la cicatrisation. Bref, mon côté curieux quoi !


J'ai mis un an à me décider sur le tatouage et puis sur l’endroit de mon corps. Et bim, en 2008, je me fais tatouer ! Je n’ai pas eu de fièvre tatouage par la suite, parce que ma curiosité avait eu ce qu’elle voulait. Ça fait mal, « ok », mais franchement ça va !


Et puis, mon divorce… (et là, imaginez une musique de suspense ou celle de « Qui veut gagner des millions » avec les lumières qui illuminent vers le sol. Si tu n’as pas la référence, fais quelque chose !)

Un moment compliqué, une étape que je devais vivre pour me rencontrer et connaître ma force de caractère, celle qui avait été mise au placard – comme l’animal sauvage qu’on tente de maintenir en cage alors qu’il se sent à l’étroit. C’est vraiment ce sentiment-là que j’éprouve quand je regarde en arrière. On m’a maintenue dans une cage étroite qui faisait mal. J’ai toujours été Deborah, forte car je suis un bulldozer, ouverte aux autres, souriante, solaire, libre. Mais j’ai été longtemps mise dans une cage, incomprise, réduite au silence par quelqu'un qui partageait ma vie de femme mais qui voulait régner et avoir le pouvoir.


Avec le divorce, ma route vers MOI a commencé.

  • J’ai découvert que j’étais quelqu'un de sympa.

  • J’ai découvert que je ne lâchais pas.

  • J’ai découvert mon côté positif.

  • J’ai appris à m’apprécier.

  • J’ai appris à aimer la personne que j’étais.







Puis, j’ai eu un burn-out. Parce que le divorce, c’était la première couche du gâteau à étages ! Vu que je suis volontaire et dans l’action, j’ai ignoré mes émotions et mes ressentis. Mais après le burn-out, voici les enseignements :

  • J’ai appris à connaître mes envies.

  • J’ai appris à dire « non ».

  • J’ai appris que mon corps était une machine de guerre mais qu’il avait besoin de repos.

  • J’ai appris à décrypter mes envies profondes.

  • J’ai appris mon mécanisme.

  • J’ai appris que j’étais un peu perchée.

  • J’ai appris que j’étais intuitive.

  • J’ai appris que c’était « ok » de ne pas se sentir comme tout le monde.

  • J’ai appris à cultiver mon unicité.



Bref, plein de choses qui font que je suis MOI et que je ne compte plus mes tatouages.

En 2017, j’ai fait mon deuxième tatouage. Un tatouage qui a été choisi et dessiné. Il représente la personne que je suis avec ma force de caractère. En dehors du dessin qui me représente, la séance en elle-même a fait partie de mon deuil et de ma reconstruction après mon divorce. Comme si c’était une étape pour aller de l’avant. Se souvenir qu’à ce moment-là, j’ai choisi d’être moi.


Et puis les autres ont suivi, car j’ai écouté mes envies tout en prenant le temps de la réflexion sur les endroits du corps et sur les symboliques derrière, car cela reste un dessin gravé à jamais sur moi.

Je suis tatouée et je ne regrette en rien. Pour moi, ils ont tous des histoires et des réflexions, car cela fait également partie de la personne que je suis. Je ne sais pas faire des choses sans y réfléchir un minimum. Je refuse de vivre avec des regrets.


Et toi ? Tu as des tatouages ? Ma curiosité vous écoute.

Dis-moi tout !


Belle journée,

Deb

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