🔻 Quand mon corps criait, et que je faisais semblant de ne pas entendre
- Deborah Bogojevski

- 19 juil.
- 2 min de lecture
Il y a eu les tensions, les douleurs légères. Puis les décharges, les blocages. Puis cette impossibilité : ne plus pouvoir m’asseoir. Littéralement.
Mon corps avait atteint sa limite. Et il m’a arrêtée net.
👉 Deux hernies discales.Un diagnostic clair. Une douleur constante. Et malgré ça, une réaction encore floue dans ma tête : “Je vais continuer. Ça va passer. Je n’ai pas le temps de m’arrêter.”
Ce corps qu’on maltraite par habitude
On croit qu’on est fort. Qu’on peut plier sans jamais casser. On s’en remet à des anti-inflammatoires, des séances de kiné faites à moitié, des coussins ergonomiques censés tout régler. On pense que le corps va suivre, toujours. Parce qu’on ne l’écoute pas vraiment. On le pousse. On l’ignore. On s’en méfie presque.
Et pourtant.
Chaque fois que je refusais de ralentir, mon corps haussait le ton. Jusqu’au jour où il a dit “Tu ne m’ignores plus. Tu t’allonges, et tu écoutes.”
Ce que j’ai compris, allongée
On ne se rend pas compte du pouvoir de la position assise… tant qu’on ne peut plus s’asseoir. Le quotidien devient une épreuve : manger, travailler, lire, même parler devient inconfortable. Et là, tout devient clair : rien n’est plus urgent que de prendre soin de soi.
Je n’ai pas écouté les signaux faibles. Et j’ai payé le prix fort.
Mais ces mois de douleur, d'immobilité, de lente rééducation, ont été aussi une leçon de respect. Une leçon d’humilité. Une invitation à reconnaître la sagesse du corps, et à lui faire enfin confiance.
Ce n’est pas du repos, c’est de l’écoute
Je n’avais pas besoin d’un coussin en plus. J’avais besoin de présence, de changement, d’un vrai recentrage. J’avais besoin de dire non, de ralentir, de redéfinir mes priorités. Et surtout, d’arrêter de croire que le repos était un luxe.
Parce qu’en réalité, le repos, c’est de la prévention. C’est de la survie. C’est de l’intelligence.
Aujourd’hui, je fais encore attention. Les douleurs me rappellent parfois à l’ordre. Mais j’ai appris.Pas vite. Pas sans résistance. Mais j’ai appris.
Si tu lis ça et que ton corps t’envoie des signaux — petits ou grands — écoute-le maintenant.Avant qu’il ne t’oblige à le faire.
Prends soin de toi,
Deborah BeMoon





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